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Voyage solidaire : pourquoi j'ai créé ma propre association

Mehdi — Fondateur Active Human Adventure·
Voyage solidaire : pourquoi j'ai créé ma propre association

La première réponse est arrivée deux semaines après ma candidature. Trois lignes. Merci de votre sollicitude. Nos équipes sont au complet. Continuez à nous soutenir financièrement.

La deuxième était identique. La troisième aussi.

J'avais 28 ans, un diplôme de kinésithérapeute en poche, et l'envie d'aller travailler sur le terrain — pas d'envoyer de l'argent, mais d'aller. Les grandes ONG ne voulaient pas de moi. Il fallait cinq ans d'expérience minimum. Peut-être plus. Peut-être jamais.

Ce que septembre 2020 a changé

J'étais kiné dans mon cabinet à Bayonne. Bonne clientèle, métier que j'aimais, Pyrénées à vingt minutes. Et une sensation persistante que quelque chose d'important n'était pas fait.

En septembre 2020, j'ai participé à une immersion de développement personnel. Trois jours à sortir de ce que je connaissais. Ce n'est pas la méthode qui a compté — c'est le résultat : une clarté soudaine sur ce que je remettais au lendemain depuis des années.

J'avais dans la tête, depuis longtemps, un projet qui mêlait aventure et aide concrète. Pas une donation en ligne. Pas un partage sur les réseaux. Quelque chose de physique, de présent.

Depuis ce week-end-là, je n'ai plus arrêté.

Le Kilimandjaro et 75 kg de fournitures scolaires

En août 2021, je suis parti pour la Tanzanie. Objectif : atteindre le sommet du Kilimandjaro par la route Machame, 5 895 mètres. Et apporter 75 kg de cahiers, feutres, crayons et vêtements à la Jabungu Foundation — une organisation locale qui finance l'éducation gratuite pour des enfants qui n'auraient autrement aucun accès à l'école.

Le transport de 75 kg n'était pas prévu dans mon budget initial. J'ai lancé une cagnotte. Des inconnus ont donné. Des gens de Bayonne ont déposé des fournitures au Carrefour de Tarnos. La collecte a duré trois semaines.

Au sommet, à 5h55 du matin, un vendredi 13 août, j'ai pensé à tout ça. Pas longtemps — le froid ne laisse pas beaucoup de place à la réflexion. Mais j'ai pensé à ça.

Ce qu'Agustino m'a appris sans rien dire

Agustino était porteur sur cette ascension. Un homme d'une quarantaine d'années, petit, qui portait deux fois son poids avec une régularité de métronome.

Je l'ai connu par une anecdote que son ami danois m'a racontée au camp. Un couple de volontaires étrangers arrivait en Tanzanie pour travailler dans une ferme. L'hébergement prévu s'était rétracté au dernier moment. Agustino avait eu une après-midi pour trouver une solution. Il avait appelé tous ses contacts, trouvé un ami, hébergé le couple sans leur dire que rien n'était prévu à l'origine. Le couple n'a rien su pendant tout leur séjour. C'est en rentrant chez eux que l'ami danois leur a tout raconté.

En réponse, ils ont organisé pour Agustino trois mois au Danemark — passeport, billet d'avion, budget de subsistance pour sa famille pendant son absence, échange culturel avec une école locale.

Agustino n'avait rien demandé. Il avait juste résolu un problème avec les ressources qu'il avait.

C'est exactement ce que je voulais faire. Pas à l'échelle d'une ONG avec ses procédures et ses bilans annuels. À l'échelle d'un homme qui connaît son terrain et qui fait ce qu'il peut avec ce qu'il a.

Pourquoi le voyage solidaire n'est pas du tourisme

Le tourisme de masse génère des revenus. Il les concentre aussi dans quelques opérateurs, quelques chaînes, quelques plateformes. Les familles de guides, les muletiers, les cuisiniers de camps d'altitude — eux voient rarement la couleur de cet argent.

Avec Active Human Adventure, 10% de chaque voyage est reversé directement aux communautés que vous traversez. Au Maroc, c'est le soutien aux familles berbères du Haut Atlas touchées par le séisme de 2023. Au Népal, c'est Laprak — un village Gurung de 4 000 habitants ravagé par le tremblement de terre de 2015. En Mongolie, c'est la préservation du mode de vie nomade Kazakh face à la pression économique croissante.

Ce n'est pas une taxe ajoutée à la facture. C'est une décision de départ : une partie de ce voyage est conçue pour laisser quelque chose de concret derrière vous.

« Au lieu d'être un rouage d'une grosse machine, je serais la machine à échelle humaine. »

C'est ce que j'ai écrit dans mon carnet en 2021, après le troisième refus d'ONG. Ce n'était pas de l'amertume. C'était une direction.

Si cette façon de voyager résonne avec quelque chose en toi, les voyages Active Human Adventure sont ouverts — Maroc, Népal, Mongolie, sur mesure, avec des guides locaux qui connaissent leur montagne mieux que personne.

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